La question de l’approvisionnement est au cœur des priorités du PLFSS 2025. L’article 19 prévoit des mesures concrètes pour mieux anticiper les pénuries. Parmi elles, l’élargissement du recours à la dispensation conditionnelle et à la dispensation à l’unité, désormais possibles même en cas de simple risque de rupture ou pour stabiliser les stocks de traitements saisonniers. Cette mesure permettrait aux officines de mieux ajuster leur distribution face aux fluctuations de la demande tout en évitant le gaspillage.
Autre point essentiel : la possibilité pour les pharmaciens de substituer certains médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) en cas de rupture sous validation de l’ANSM. Ce levier, jusqu’ici limité, garantit une meilleure continuité des soins sans attendre l’intervention du prescripteur.
Côté sanctions, les amendes infligées aux laboratoires et grossistes répartiteurs en cas de manquement aux obligations de stockage seront considérablement alourdies pouvant atteindre 50 % du chiffre d’affaires, dans une limite de 5 millions d’euros. En parallèle, la transparence s’intensifie, avec une publication des sanctions sur le site de l’ANSM durant un an.
Enfin, le PLFSS 2025 modifie la logique de détermination des prix des médicaments en intégrant toutes les remises, taxes et ristournes dans le calcul pour favoriser une régulation plus réaliste du marché.